Il y a six mois, j’ai entrepris de publier une histoire chaque semaine pendant un an. Le temps est passé, l’encre a coulé. C’est l’heure du bilan de mi-parcours.

J’ai écrit 26 histoires en six mois. C’est plus que ce que j’ai écrit dans toute ma vie.

Quoi qu’il arrive maintenant, j’aurai toujours au moins cette satisfaction : celle de m’être lancé dans une lutte acharnée contre la procrastination, d’avoir mené une demi-année de projet Bradbury et d’avoir constitué une réserve de 26 textes. Rien de tout ça ne sera jamais négligeable.

Un projet devenu lieu d’expérimentation

Quand on est pressé, on n’écrit peut-être pas les meilleures histoires du monde… mais on écrit des histoires. On ne jette presque rien. On imagine en mode zéro déchet.

Un des objectifs du projet Horizons parallèles est de progresser. Et il n’y a rien à faire : c’est en écrivant que l’on avance.

Ray Bradbury ne soupçonnait certainement pas cet effet, mais en s’imposant une autopublication, le rythme de l’écriture est encore renforcé. Si on écrit trois pages le mercredi, hors de question de tout remettre à zéro le jeudi en vue de publier dimanche ! Ce que l’on écrit, il faut l’assumer, l’utiliser, déformer son a priori pour lui correspondre. Quand on est pressé, on n’écrit peut-être pas les meilleures histoires du monde… mais on écrit des histoires. On ne jette presque rien. On imagine en mode zéro déchet.

Des choses à apprendre

Quand on écrit, on endurcit son intuition. On accepte l’idée que des théories en tordent la tige, parce qu’on sait que la contrainte passée, elle reprendra sa forme sans encombre.

Amené à écrire par la force des choses, ou plutôt celle du système mis en place, on apprend à faire mieux du premier coup, petit à petit. À accepter de ne pas toujours être au top, aussi. On devient humble par rapport à ses propres capacités de création à un moment donné.

Je ne peux que vous le conseiller, vraiment. Réfléchissez-y bien, organisez-vous… mais lancez-vous.

Certains auteurs s’évertuent à donner des conseils à suivre à la lettre. Le narrateur ne doit pas faire ceci. Tel type d’évènement ne doit pas survenir à ce moment-là d’une intrigue. J’en passe. Croyez-moi, à force de répéter l’exercice de création, on finit par se poser certaines questions par soi-même. On se pose des questions sur la narration, sur les dialogues, sur les réactions des personnages. On galère à la semaine 5, alors on se débrouille pour que tout roule à la semaine 6.

À force d’écrire, on se retrouve avec un matérieau brut non négligeable : des nouvelles avec des morceaux d’intrigue dont certains se ressemblent. À force d’exemples, on commence à tenir des considérations « méta » qui englobent une façon générale de faire plutôt que de rester bloqué au niveau d’un seul texte. J’en éprouve même l’envie de me plonger dans des lectures plus théoriques, ce que j’aurais rejeté il y a quelques mois encore, de peur qu’elles ne m’éloignent de mon intuition.

Quand on écrit, on endurcit son intuition. On accepte l’idée que des théories en tordent la tige, parce qu’on sait que la contrainte passée, elle reprendra sa forme sans encombre.

Tout ce chemin qu’il reste à faire

Veillons à ne pas crier victoire trop vite. Après tout, je suis dans une posture délicate en termes de préparatifs pré-écriture. À quelques semaines près, je suis à deux doigts de devoir trouver le sujet de l’histoire de la semaine chaque semaine, une situation que j’estime géréable, mais beaucoup plus difficilement qu’en imaginant une liste de sujets à l’avance. Beaucoup plus.

Il reste autant de choses à faire que de choses faites. Pour me donner du courage, je me dis que :

  • je sais maintenant à quoi m’attendre, je n’avance plus vers l’inconnu ;
  • je peux encore me sentir progresser au cours des 26 prochaines semaines !
  • vous êtes quelques personnes à avoir franchi le pas de me soutenir financièrement.

Ce dernier point me touche particulièrement. Tous les textes du projet Horizons parallèles sont gratuits… Les personnes qui décident de contribuer à un soutien financier le font par enthousiasme vis-à-vis de ce que j’écris, et cela est particulièrement touchant lorsqu’on s’inscrit, comme pour ces 52 textes, dans une démarche d’ouverture avec les licences libres.

Pour rappel, il n’y a pas d’obligation à dépenser de l’argent pour marquer votre soutien. Tipeee propose maintenant des vidéos musicales dont le visionnage rémunère l’artiste à hauteur de quelques centimes. C’est également sur cette plateforme que vous pouvez bénéficier de contreparties exclusives, pour des dons à partir de 1€ par mois.

Si vous préférez éviter qu’un intermédiaire n’engrange 8% des dons, ou si vous souhaitez donner pour un montant inférieur à 1€ par mois, Liberapay est une alternative libre qui devrait vous correspondre.

À bientôt pour de nouvelles aventures… rendez-vous dimanche pour une 27e histoire libre et gratuite !

Photo by Pietro De Grandi on Unsplash

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