Engagés par une compagnie privée pour nettoyer l’orbite terrestre de ses déchets, deux astronautes sont confrontés à une panne qui pourrait mettre leur retour sur Terre en question.


– OK, opérateur, nous amorçons la capture.

– Reçu.

Entre les mains d’Omega, les commandes vibraient de plus en plus fort. De l’autre côté du cockpit, les étoiles regardaient l’astronaute manœuvrer comme un millier d’yeux curieux. Elle rapprocha lentement le vaisseau d’une masse métallique difforme. Sous le plancher, elle sentit les secousses de l’immense bras qui se déployait pour saisir le déchet. Elle vit lentement apparaître la pince dans son champ de vision.

– Tout est bon, Alpha ? demanda-t-elle.

– Tout est bon, répondit une voix masculine dan le micro.

Dans une autre salle, l’astronaute Alpha suait dans sa combinaison. Des extractions de déchets, à deux, ils en avaient fait vingt par jour pendant près d’un an. Elle pilotait, lui attrapait les débris avec le bras et leur donnait l’impulsion nécessaire pour les faire sortir de l’orbite terrestre. Il demanda :

– Omega, tu vois ce que ça peut être ?

Sanglée à son siège, la pilote plissa les yeux tenter d’identifier la nature des débris.

– Vu d’ici, j’aurais dit un reste de satellite chinois, ou russe peut-être. Météorologique… mais c’est difficile…

– Je ne vois aucun caractère sur la coque, c’est complètement brûlé. Mais je pense que tu as raison.

Sous les commandes d’Alpha, une pince s’ouvrit grand dans l’espace, à quelques mètres à peine de l’engin, ou de ce qu’il en restait.

– Essaie de ne pas l’envoyer sur la lune, celui-là, dit Omega.

– Je te signale que si tu gardes le cap, tout devrait bien se passer.

La pince se referma en silence, déformant le métal.

– Ça y est, je l’ai.

Omega ne put s’empêcher de lâcher un soupir. Même après toutes leurs extractions, elle ne pouvait pas prendre les choses à la légère. Elle vira sur la gauche de pour orienter correctement le vaisseau et permettre à Alpha de procéder au largage. Dans le micro, elle dit :

– Trajectoire de lancer atteinte dans 3… 2…

Une impressionnante secousse l’interrompit. À bord, les lumières s’éteignirent une brève seconde, avant de se rallumer.

Les sangles avaient coupé la respiration de l’astronaute. Quand elle eut fini de tousser, elle réalisa qu’Alpha était en train de crier dans le micro. Elle ne l’écouta pas tout de suite. D’abord, elle tendit le cou pour voir ce qui se passait dehors.

– Ce truc va nous péter à la figure ! hurlait son collègue.

Du débris satellitaire émanait une flamme d’au moins cinq mètres. Visiblement, l’appareil n’était pas un simple outil d’observation météorologique.

– Un missile… murmura-t-elle.

Elle reprit ses esprits et demanda :

– La charge est toujours à l’intérieur ?

– Je n’en sais rien, mai si je lâche maintenant, il va droit au sol !

Elle tourna instinctivement son regard vers l’immense planète qui barrait leur champ de vision, sur la droite.

– Accroche-toi !

Omega enclencha une manœuvre brutale . Le vaisseau braqua, bousculant sérieusement Alpha qui faisait tout ce qu’il pouvait depuis ses commandes à lui pour garder la pince fermée autour du débris potentiellement explosif. Mais il savait ce que sa collègue voulait faire : les mettre hors de l’axe terrestre pour larguer le missile intercontinental droit dans l’espace.

– Alpha, je pense que si j’ouvre la pince maintenant, ce truc va emporter le bras avec lui, et déchirer la coque ! Qu’est-ce qu’on fait ?

– On largue le bras ! cria-t-elle.

L’architecture modulaire du vaisseau permettait d’en séparer les différents composants de l’intérieur. S’ils se séparaient du bras articulé fixé au vaisseau plutôt que de se le faire arracher par le missile, l’appareil n’allait pas s’abîmer. Encore fallait-il atteindre la poignée de secours.

– Tu tiens ? demanda-t-elle.

Il répondit par l’affirmative. Elle se détacha, mis les deux pieds sur le tableau de bord tandis qu’elle commençait doucement à se soulever de son siège sous l’effet de l’apesanteur, et se propulsa à travers le vaisseau de toutes ses forces. Elle avança dans l’air en ligne droite et à vitesse constante, heurta le plafond et déchira un voile plissé en matière synthétique qui protégeait des composants, sans provoquer de dégâts. Elle s’agrippa où elle put pour rejoindre une trappe qui donnait sur un étroit conduit, qu’elle traversa. Enfin, elle passa par un dernier module rempli de câbles et d’instruments pour arriver à la salle des commandes.

Saisissant une poignée rouge scellée, elle dit au micro :

– Largage dans 3… 2… 1…

Le bras s’envola, emporté par le missile. Le vaisseau n’avait rien. La Terre non plus.

Omega entendit dans son casque Alpha soupirer de soulagement. Ils avaient eu chaud.

Une trappe s’ouvrit près de l’astronaute. Son collègue arriva en flottant jusqu’à elle et s’appuya contre la paroi. Il était trempé.

– Pourquoi a-t-il fallu que notre dernier nettoyage soit le pire de tous, tu peux me le dire ?

– On n’a vraiment pas eu de chance, admit-elle. Mais heureusement que le largage du bras s’est fait à la dernière mission, et pas à la première.

– Ça aurait été beaucoup moins pratique, effectivement !

Alpha s’élança pour revenir dans la salle de commandes. Il entra en communication avec les scientifiques au sol pour leur expliquer ce qui venait de se passer.

– Ravi que vous ayez géré la situation. Vous allez bientôt pouvoir rentrer, comme prévu.

Les collègues se sourirent.

– On va revoir nos amis, nos familles, ça va être génial.

Omega regarda les dessins de sa fille, accrochés au tableau de bord.

– Laissez-nous une douzaine d’heures, le temps de valider le nombre d’extractions, et vous pourrez entamer la procédure de descente.

– OK, bien reçu, opérateur !

Leur zone était correctement nettoyée, ils le savaient. Le retour était imminent. À cause des chocs et explosions d’un trop grand nombre de satellites, l’orbite terrestre étaient devenue une enveloppe infranchissable pour des vaisseaux lents ou imposants. Impossible dès lors de quitter la Terre, pour quelque raison que ce soit. Il avait fallu s’habituer à vivre sans GPS, sans infos météo autres que les mesures prises au sol, dans l’air sale et la terre polluée, irradiée… Jusqu’à ce qu’une compagnie privée ne décide d’évacuer les milliers de débris. Elle avait construit une flotte de vaisseaux extracteurs résistants aux chocs importants. Les pilotes volontaires, en échange d’un très bon salaire, avaient accepté d’aller récupérer un maximum de débris pour les envoyer le plus loin possible, hors de l’orbite. Omega et Alpha avaient été de ceux-là. En plus, chaque vaisseau constituait en lui-même un relai satellite permettant d’émettre une partie des communications perdues.

À bord du vaisseau extracteur, la lumière était passée en mode nuit. Les deux astronautes partageaient leur dernier repas dans l’espace. Un cuisinier de renommée internationale leur avait concocté des plats adaptés, qu’ils avaient pu emporter avec eux. Après un an en orbite, cela leur semblait délicieux.

– Qu’est-ce qui te fait le plus peur, toi, dans le retour sur Terre ? demanda Alpha entre deux bouchées.

Omega réfléchit une seconde, puis elle répondit :

– La rééducation. Après un an en apesanteur, nos muscles doivent en avoir pris un sacré coup.

– On a réussi les tests physiques, tout de même. Ça devrait aller.

– Il paraît que dans l’urgence, le recrutement n’est plus aussi strict en termes de condition physique qu’autrefois.

Alpha semblait étonné. Elle poursuivit :

– Quand les premiers satellites ont été détruits, ça a été un tel branle-bas de combat que les compagnies ont été plus laxistes. C’est ce qu’on m’a raconté en tout cas.

– Laxistes ? Sur les tests physiques, ou psychologiques ?

La question de son collègue lui sembla bizarre, mais elle ne releva pas. Elle reprit une bouchée. Il continua :

– Moi, ce qui me fait peur, c’est la pollution. Après avoir vécu ici, avec cet air conditionné, retrouver l’air terrien ne me fait pas plus rêver que ça…

– L’avantage, fit-elle remarquer, c’est notre place prioritaire pour quitter la planète pour de bon, vu notre travail ici.

– C’est sûr… Il paraît qu’aux places les moins chères, les gens doivent attendre vingt ans avant d’espérer partir. Certains auront payé et seront morts entre temps.

– C’est d’ailleurs grâce à ceux-là que les billets ne coûtent pas plus cher.

Il approuva.

Les astronautes terminèrent leur repas et se détachèrent. Tout en s’élevant dans le module, il demanda :

– Bon, puisque la mission se termine, on peut laisser tomber le protocole, non ?

– Celui qui consiste à tout faire pour que les extracteurs ne tombent jamais amoureux ?

– On n’en est pas là, mais… si on se donnait nos vrais prénoms ? Je t’appelle Omega depuis tellement longtemps…

Une alarme se déclencha, les empêchant de poursuivre la discussion. Les astronautes se dépêchèrent de gagner le poste de commandes pour comprendre ce qui était en train de se passer. L’éclairage, qui passait au rouge par intermittence, n’avait rien de rassurant.

Omega gagna le poste en premier. Tous les voyants clignotaient, toutes les sirènes bipaient. Les écrans n’en finissaient pas d’afficher des messages d’urgence. Puis, soudain, plus rien. Retour à la normale.

– Qu’est-ce qui se passe ? demanda Alpha, qui venait d’arriver.

– Je n’en ai aucune idée, avoua Omega.

La voix trouble d’un opérateur au sol résonna soudain :

– Ici opérateur 45. Nous avons détecté une anomalie, que se passe-t-il ?

– À vrai dire, répondit Omega, on espérait que vous puissiez nous le dire !

– Je lance un scan, cela va prendre quelques minutes.

Les astronautes poussèrent un soupir.

– Le temps qu’il termine, je peux répondre à ta question, dit Omega. Je m’appelle Ève.

– Tu déconnes ?

– Non, pourquoi ?

– Tu ne vas pas me croire, dit Alpha. Je m’appelle Liam. Liam Adam. C’est marrant non ?

L’opérateur reprit le micro :

– Je ne détecte rien.

– Comment ça, vous ne détectez rien ? s’étonna Omega.

– Soit il ne s’est rien passé…

– Il s’est passé quelque chose, bon sang, tous les voyants étaient au rouge !

– Soit une panne a été déclenchée de l’intérieur.

Silence à bord. L’opérateur dit encore :

– Nous ne pouvons pas vous laisser prendre le risque d’atterrir sans avoir déterminé la nature de la panne.

– Vous plaisantez j’espère ?

La voix d’Omega avait changé.

– Pas du tout. On ne vous fait pas nettoyer l’orbite pour risquer de détruire à nouveau un vaisseau sur le chemin du retour. Essayez de comprendre ce qui s’est passé, c’est tout ce que je peux vous dire. Jusqu’à nouvel ordre, vous restez en orbite.

La communication coupa.

Omega déglutit. Elle pouvait sentir son cœur battre à lui rompre les côtes.

– Ève ?

Elle sursauta. Il essaya de s’approcher, elle recula en s’appuyant sur une console.

– Ne me touche pas !

Il soupira.

– Écoute, je pense qu’il y a cette connexion entre nous…

Mais de quelle connexion parle ce malade ?

– … et je ne t’en voudrai pas d’avoir essayé de nous enfermer ici, dit-il encore. Mais si tu as endommagé l’appareil, il faut me le dire, Ève.

Omega recula encore, sans bouger les jambes – elle étaient tétanisées. Elle continuait de se pousser en arrière avec le bras, flottant dans la navette.

Ève, il m’a appelée Ève… comment ose-t-il ? Est-ce que je le connais vraiment ? Il a volontairement endommagé l’appareil, il prétend s’appeler Adam… Mais qui est cet homme ?

– Je sais ce que tu as fait ! dit-elle.

– Quoi ?

– C’est ça, fais l’innocent ! Tu… tu t’es plu à voyager avec moi, alors tout s’est bien passé jusqu’ici. Mais maintenant que la mission se termine, tu veux qu’on reste enfermés !

– C’est ce que tu penses vraiment ? Après tout ce que nous avons vécu ensemble.

Il lui toucha le bras. C’en était trop. Elle le gifla en hurlant et se propulsa dans le vaisseau. Il cria de douleur et de surprise, et se lança à sa poursuite.

Alpha parvint à l’attraper par le pied, elle lui envoya son talon dans la figure. Il cria si fort cette fois qu’elle en eut presque pitié pendant une fraction de seconde. Elle devait lui avoir cassé le nez. Entre les doigts plaqués contre son visage, du sang s’échappait en gouttes lisses et rondes. Omega s’agrippa aux composants du plafond, progressant comme un gecko sur une paroi pour avancer le plus vite possible. Elle était enfermée avec un dingue. Derrière elle, désormais animé par la colère, Alpha tentait de la rattraper, un masque rouge peint sur tout le bas du visage, laissant s’envoler une traînée sanguine dans son sillage.

– Je n’ai pas endommagé l’appareil ! cria-t-il tandis qu’ils traversaient le conduit le plus étroit.

– Et qui l’a fait, hein ? moi, sans doute ? rétorqua-t-elle en disparaissant par une trappe.

– Je veux bien croire à ton honnêteté, encore un peu… mais alors, c’est que tu as des problèmes psychologiques… tu ne te rappelles plus de ce que tu as fait.

Ils étaient arrivés dans la pièce sombre où était entreposé le matériel. Des perles de sueur se soulevaient du front d’Ève et disparaissaient dans l’ombre. Ils étaient essoufflés tous les deux. Elle lança :

– Tu te moques de moi ? Tu oses me parler de problèmes psychologiques alors que tu as toi-même admis que les tests étaient moins fiables au recrutement ?

– C’est toi qui as…

– La ferme !

Elle détacha une clé anglaise qui devait faire cinquante centimètres de long.

– Réfléchis… tu m’as déjà dit faire des rêves dans lesquels tu étais dans la navette, dit-il d’une voix qu’il espérait douce. Tu n’as jamais rêvé endommager le vaisseau ?

– Non, je…

L’espace d’une seconde, elle eut un doute. Et si c’était le cas ? Et si elle avait vraiment endommagé l’appareil elle-même et ne s’en rappelait plus ? Scientifiquement, ne devait-elle pas envisager la possibilité, même extrêmement faible, qu’elle puisse avoir des pertes de mémoire ou être victime de somnambulisme ?

Quand elle reprit ses esprits, il avait foncé droit sur elle. Elle l’évita au dernier moment. Il alla s’écraser contre la paroi tandis qu’elle repartait en sens inverse. Il la poursuivit encore, retournant dans un module plus vaste et plus éclairé. Elle se fit rattraper une fois encore. Alpha saisit la clé anglaise à deux mains. L’arme improvisée tremblait sous leurs mouvements à tous les deux. Ils s’étaient mis à tourner sur eux-mêmes lentement, pour finir la tête en bas.

– Dis-moi ce que tu as fait, demanda-t-il.

Ève rejeta de son esprit l’idée qu’elle puisse être la cause de leurs problèmes.

– Arrête d’essayer de m’embrouiller !

Il lui donna un coup de genou dans le ventre. Elle gémit, pliée en deux, mais elle n’avait pas lâché la clé. Elle parvint à le frapper entre les jambes et c’est lui qui lâcha prise. Folle de rage, prise au piège, elle envoya la clé valser dans la mâchoire d’Alpha. Elle fut éclaboussée de sang. Elle recommença, encore et encore, faisant tourner le corps de sa cible sur lui-même à chaque coup, elle battant des jambes pour ne pas trop tourner en sens inverse.

Ève finit par lâcher l’arme, qui tournoya dans le module pour aller rebondir une première fois, puis une deuxième fois. Il y avait du sang partout dans l’air autour d’elle. Elle en était couverte. Devant elle, à l’envers, flottait le cadavre de celui qui avait été son compagnon de vol pendant un an, et qui avait fini par devenir fou. Mais elle n’était pas tirée d’affaire : il allait falloir qu’elle inspecte le vaisseau pour trouver la panne, et ainsi pouvoir espérer retourner sur Terre. Le tout avec ce corps flottant dont elle ne savait que faire…

Ève envoya quelques billes de larmes accompagner le sang dans l’air.

Les lèvres tremblantes, plusieurs heures plus tard, Ève entra en communication avec la Terre.

– Opérateur, ici l’extracteur Omega.

Il fallut presque une minute entière pour qu’elle reçoive une réponse. La gorge nouée, elle expliqua le délire de l’extracteur Alpha, sa tentative d’agression, la façon dont elle s’était défendue… jusqu’à en arriver au pire.

– Il est mort ? demanda-t-on.

– Oui, parvint-elle à articuler. Je sais que je devrai être jugée… dites-moi juste que je peux rentrer, maintenant. Quitte à ce que j’aille en prison. Mais j’ai peur, j’ai tellement peur. Son corps est là, avec moi. J’ai passé quatre heures à chercher la panne, je ne la trouve pas. Pitié, ne me dites pas que c’était une erreur de votre part, pitié.

– Ça n’était pas une erreur de notre part, Omega.

– Ah non ? Alors je vais pouvoir rentrer sur Terre ?

– Non.

Le vaisseau trembla. Ève ne comprenait pas. Elle regarda à l’extérieur, elle vit le décor bouger. La navette était en train de tourner sur elle-même, toute seule.

– Qu’est-ce qui se passe ?

– Tout le monde ne pourra pas vivre ailleurs que sur Terre, Omega. La sélection va être très rude. Nous devons garder les meilleurs d’entre nous. Les autres doivent être abandonnés. Alpha et vous avez été soumis, comme les autres extracteurs, à une expérience. En situation de stress, certains combinent leurs forces. Ils s’en sortent, sont ramenés sur Terre et ont une place de choix dans les navettes destinées à nous sauver. D’autres s’entretuent comme des rats, et ne valent pas la peine qu’on les sauve.

– Vous avez provoqué la panne ?

– Il n’y avait même pas de panne. Alpha était innocent, et vous avez pété les plombs. Peu importe qu’il soit mort. Il vous croyait coupable, lui aussi.

Derrière la vitre, elle vit la Terre disparaître lentement.

– Je vous en supplie, laissez-moi rentrer !

– Un extracteur faible n’est qu’un déchet de plus, Omega. Vous avez montré vos limites. Vous ne ferez pas partie de la suite de l’aventure humaine.

L’astronaute tenta de prendre les commandes de l’appareil, en vain. Aucune ne répondait. Elle frappa les consoles de toutes ses forces, à en saigner des avant-bras. Il ne se produisait rien qui semble modifier le comportement de l’appareil.

– Au nom de l’humanité, l’agence de nettoyage Orbita vous remercie pour les services rendus. Vous trouverez dans le compartiment 7-bis le matériel nécessaire à votre suicide sans douleur.

Le vaisseau commença à s’éloigner de la Terre.

– Attendez ! Attendez !

La communication avait déjà été coupée.


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