Le talent de restaurateur d’implants de Mathias permet à des centaines de personnes d’accéder à la surintelligence à moindre coût. Ce qu’il s’apprête à trouver au fond d’une mémoire externe pourrait changer sa vie.


Les mains de Mathias tremblaient, et elles n’auraient pas dû. Un expert comme lui ne devait pas flancher au moment des soudures. C’était une erreur de débutant, et débuter dans le recyclage n’est jamais rentable. Dans la grosse loupe qui était fixée à son bureau, il voyait le bout de ses doigts gantés, supportés par l’armature robotisée censée l’empêcher de bouger. Les voyants de l’appareil étaient au rouge. Trop de stress dans ce geste.

– Merde, merde.

Mathias prit une grande inspiration, ferma les yeux. Il oublia un court instant son atelier, le bruit dans le couloir, celui plus lointain des bureaux de ses collaborateurs. Il oublia les disputes incessantes avec sa femme, les voisins qui n’en finissaient plus de vouloir lui pourrir la vie… Puis il reprit. Un minuscule point de soudure, un peu de fumée et l’affaire fut faite.

– Voilà !

Dégageant la loupe, le réparateur observa le si petit objet, fin et souple comme un pansement, pourvu de petites griffes. À l’œil nu, les circuits étaient à peine distinguables. Sans gants à assistance mécanique, la réparation était juste impossible.

Mathias était fier de lui. Ça n’était pas le plus bel objet qui soit, c’était de la seconde main rapiécée… mais cela allait permettre à une bourse un peu modeste de s’offrir la surintelligence, si chère à l’état neuf.

On frappa à la porte. C’était Michèle, une des coordinatrices. Quand elle vit l’appareil entre les mains de Mathias, elle sourit.

– Encore un de fini ?

– Encore un de fini.

– Super. Dis, tu n’as pas oublié l’interview de cet après-midi ?

– Non, aucun risque, j’ai stocké ça en externe, répondit-il en pointant sa tempe du doigt. Ça me stresse tellement que j’ai la main qui tremble.

– C’est mauvais ça.

– Je sais.

– Bon, essaie de te détendre. On ne s’intéresse pas au recyclage des implants mémoriels tous les jours, ce serait dommage de raconter des bêtises. OK ?

– Oui, chef.

Elle haussa les sourcils, referma presque la porte, puis la rouvrit.

– Dis, tu n’as pas de nouvelles de Paulo ?

– Paulo ? Non, pourquoi ?

Il n’est pas venu travailler ce matin et personne n’arrive à le joindre.

– Aucune idée… si tu as des nouvelles, préviens-moi. J’espère qu’il n’est rien arrivé de grave.

Michèle partit pour de bon. Mathias s’étira, attrapa de nouvelles pièces détachées dans les boîtes qu’on lui avait apportées le matin même, et les rassembla sur son plan de travail.

– Voyons voir…

Ça commençait bien. Il allait pouvoir récupérer la majeure partie d’un premier implant, et y greffer les attaches intactes d’un second… il faudrait d’abord qu’il dégage les petits morceaux d’os restés fixés çà et là, qu’il nettoie les slots ici…

– Ah ben ça alors…

Mathias rapprocha sa loupe, augmenta la luminosité au-dessus de lui et attrapa une pince. Avec précaution, il dégagea lentement la minuscule carte mémoire de son emplacement.

Étonnant. Après le décès de quelqu’un et avant qu’on ne recycle son implant mémoriel, on ne prenait jamais le risque de laisser une carte mémoire en place. Elles étaient détruites immédiatement. Celle-ci était passée entre les mailles du filet, ça n’était jamais arrivé à Mathias de toute sa carrière.

Le réparateur n’eut pas besoin de la mesurer : elle avait les dimensions standard, il l’aurait parié. Du deux millimètres de large par cinq de long. La tenant toujours avec sa pince, il l’inséra dans le lecteur qui se trouvait à sa droite. Il ne pourrait rien voir du contenu, seulement identifier le numéro du propriétaire.

Mathias lut les chiffres qui s’affichèrent sur le minuscule écran de l’appareil. La suite commençait par 308106… cela lui semblait étrangement familier. Il attrapa son portefeuille, convaincu d’être trompé par son intuition. Ce n’était tout simplement pas possible. Il sortit sa carte d’identité et compara son propre numéro d’encryptage à celui de la carte.

– Merde alors…

Les numéros étaient identiques. Mathias les relut trois fois avant d’en arriver à cette conclusion. Après quoi il tomba au fond de son siège. Il était la seule personne au monde à pouvoir décrypter les souvenirs stockés sur cette carte.

Mathias ne put résister bien longtemps à la tentation de l’éjecter du lecteur et à l’insérer dans son propre implant. Il sortit de sa poche le petit instrument qui lui permettait l’insertion et le présenta derrière son oreille, une fois la mémoire récupérée. Il prit une grande inspiration et cliqua…

Il ne se passa rien. L’objet était bien là, il le sentait en passant le doigt contre son implant. Il comportait forcément des souvenirs lisibles par son cerveau, mais lesquels ? Pour l’instant, rien ne lui venait. Le mieux était peut-être de laisser la journée suivre son cours, afin qu’à un moment donné, quelqu’un ou quelque chose lui fasse penser à… ce qu’il pouvait bien y avoir de stocké là-dedans. Mais l’idée même de devoir attendre était insoutenable.

Mathias décida d’aller se renseigner sur la provenance du matériel qu’il avait reçu aujourd’hui. Il sortit de son bureau et trouva, de l’autre côté de la paroi vitrée d’un couloir, quelques collègues attroupés, la mine grise. Ils avaient l’air si bouleversés que Mathias se détourna de son objectif pour leur demander ce qui se passait.

– Tout va bien les gars ?

– C’est Paulo… lui dit quelqu’un. Sa femme vient d’appeler, on l’a retrouvé mort !

– C’est pas v…

Mathias fut pris de la plus intense nausée de toute sa vie. Il se rua sur une corbeille et y vida son estomac. Il sentit après quelques secondes son collègue lui tapoter le dos.

– On est tous choqués, Matt… C’est dur.

Le réparateur garda le visage dans le tube en plastique, le temps de se remettre du vomissement… mais surtout de l’émotion. Son cœur battait à lui sortir du torse. Il avait les yeux écarquillés, surpris par ce qui venait d’apparaître dans son propre esprit. Son propre corps, assis sur celui de Paulo, les mains serrées autour de sa gorge. Paulo et sa tête violette, la langue gonflée, les yeux suppliant en vain. Il l’avait fait. Il avait tué Paulo.

Mathias se redressa, s’essuya la bouche d’un revers de manche.

– Désolé, je suis… surpris.

– C’est normal.

– Je vais y aller, j’ai des…

Il quitta la pièce sans un mot de plus, en y laissant la corbeille.

Mathias pédalait aussi vite que possible sur son vélicoptère. Sans prêter attention ni aux voitures, ni aux autres vélicyclistes, il passait d’un niveau de vol à l’autre, filait entre les bâtiments, traçant dans les airs, l’esprit à mille lieues du code de conduite.

On n’avait jamais hacké de carte mémoire, jamais. Mais même en imaginant qu’on ait pu falsifier le numéro d’encryptage, même dans ces conditions-là, on ne pouvait pas avoir fabriqué de faux souvenir. C’était impossible. Mathias devait bel et bien avoir tué Paulo, puis stocké ce souvenir sur carte et l’avoir cachée. Mais dans ce cas… comment la mémoire s’était-elle retrouvée dans le matériel qu’il avait analysé ce matin-là ? Quelqu’un au bureau devait forcément être au courant…

Une sirène sortit Mathias de sa réflexion. Il rétropédala pour ralentir, la batterie prit le relais pour lui assurer un vol stationnaire. La moto d’un policier le contourna dans les airs et s’immobilisa face à lui. Il fallait garder son calme, surtout…

Le flic lui demanda de le suivre sur le toit d’un bâtiment. Il lui reprocha une conduite dangereuse. Mathias s’excusa, ne fit pas de vague…

– Ce sera bon pour cette fois.

– Merci, monsieur.

– Je vais tout de même contrôler votre identité et votre mémoire.

L’estomac de Mathias se noua quand le scanner passa derrière son oreille.

– Eh bien j’ai une bonne nouvelle pour vous, dit le policier en observant son appareil.

– Ah oui ?

– Quelqu’un a retrouvé une carte mémoire qui vous appartient.

– Je sais, oui…

– Ah, vous êtes déjà au courant ? Vous alliez la chercher, peut-être ?

– La chercher ?

– Elle a été déposée au poste. Si vous n’allez pas la chercher, on ne va pas vous la rapporter ! C’est un coup de bol vous savez. On est pratiquement les seuls à avoir des lecteurs, et il est bien rare qu’on nous apporte des objets trouvés aussi petits. C’est petit comme un grain de caoutchouc sur un terrain de foot synthétique ! Vous jouez au foot ?

– Non.

– Ah, vous ratez quelque chose. Mes gamins…

Mathias n’écoutait plus. Il y avait une carte, une deuxième carte. Bon sang, que pouvait-elle contenir, celle-là ? Le réparateur interrompit son interlocuteur :

– Excusez-moi, où est-ce que je peux trouver cette carte ?

– Vous n’avez qu’à me suivre jusqu’au poste. Il y a une entrée au niveau de circulation inférieur, vous verrez. Je vais voler doucement. Quoique vu votre performance à vélo, je ne sais pas si c’est nécessaire !

Les deux hélices sous la moto vrombirent sous le châssis. Mathias suivit le policier une dizaine de minutes, les mains tremblantes. La courte distance parcourue sembla durer une éternité, encore prolongée par le fait de devoir atterrir sur le parking supérieur du poste de police, entrer à l’intérieur, patienter…

– Voilà. Signez ici, s’il vous plaît.

Mathias attrapa le petit sachet qu’on lui avait présenté, un minuscule rectangle noir flottant dans l’un des coins. Il scanna sa carte d’identité en guise de signature et quitta les lieux.

Contrairement à la première fois, l’insertion de la mémoire externe lui envoya au visage un torrent d’images complémentaires. Il se revit encore les mains autour de Paulo et perçut cette fois des cris féminins. Des cris qu’il connaissait bien. Les cris étaient mêlés à des souvenirs de baisers, ceux de sa femme qui le trompait avec son collègue. Il se revit bondir sur elle après en avoir fini avec Paulo, et lui régler son compte à elle aussi.

Cette fois, l’estomac de Mathias était vide. Il enfourcha son vélicoptère et décolla, filant aussi loin que possible du poste de police, incapable de croire à ses propres souvenirs.

– Qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait, bordel ?

C’était sûr, il l’avait fait, puis avait dû vouloir se débarrasser des preuves en les évacuant hors de sa mémoire. Il creusa aussi loin qu’il put ses souvenirs fraîchement retrouvés, à la recherche du moment où il s’en était défait. Il ne trouva rien, et comprit aussitôt pourquoi. C’était stratégique : il avait dû stocker l’élimination du matériel sur une carte à part dont il s’était débarrassé également.

Il fallait retrouver cette carte. Mathias freina de toutes ses forces, prit son courage à deux mains et fit demi-tour.

– Tout va bien, monsieur ? Vous êtes tout pâle.

Mathias déglutit. Il était de retour au poste de police et faire semblant de rien était de plus en plus difficile.

– J’ai une question à vous poser, dit-il. Par rapport à la carte mémoire que je suis venu récupérer tout à l’heure.

– Oui ?

– C’est que je suis très reconnaissant alors… est-ce que je peux savoir qui l’a rapportée ?

Le policier eut l’air désolé.

– Ah non, monsieur, les dépôts sont anonymes. Pour ça malheureusement, je ne peux rien faire.

Mathias inspira.

– Et… est-ce que je peux au moins savoir à quel endroit on l’a retrouvée ?

– Ça, je peux vous dire. Attendez une seconde.

L’agent consulta son registre et dit :

– Rue des Martyrs, monsieur.

Mathias remercia le policier et fila aussitôt. Il savait très bien ce qui se trouvait là-bas : le lieu où les implants mémoriels collectés sur les défunts étaient acheminés pour le recyclage. Là d’où provenaient les caisses de matériel à restaurer qu’on lui confiait tous les matins.

Les jambes de Mathias brûlaient quand il se remit à pédaler.

Le lieu de collecte ressemblait à n’importe quelle usine de petite taille ayant survécu à la deuxième moitié du siècle. Sur deux de ses façades, des encarts publicitaires affichaient sur quatre mètres de large les recommandations qu’on trouvait en plus petit partout dans le pays : « Ne mettez pas en mémoire externe vos informations vitales. Si vous les perdez, c’est vous qui serez perdu. » et d’autres messages du genre.

Mathias ne leur prêta aucune autre attention que celle due à leurs proportions inhabituelles. Après quoi il s’engouffra par une porte de garage à l’intérieur et tenta de trouver un humain qui puisse le rediriger vers le responsable de la collecte du matin.

Il ne trouva personne dans un premier temps. Ce n’est qu’après avoir circulé entre les palettes, les automates, les chariots remplis de matériel usagé qu’il finit par croiser une silhouette, et pas celle à laquelle il s’attendait. C’était une femme, une femme qu’il connaissait. Mais qui était-ce ? Ce n’est que quand elle lui fit face qu’il la reconnut : c’était Milène, l’épouse de Paulo.

Mathias s’arrêta net. Elle marcha droit vers lui. Croyant recevoir des cris de des coups à n’en plus finir, il ne fut que plus surpris de la voir lui tomber dans les bras, en pleurs, lui demandant pardon.

– Pardon ? Mais…

– Je suis désolée, vraiment désolée ! Je vais me rendre à la police, je vous le promets.

Mathias la saisit par les épaules.

– Attendez, de quoi vous parlez ?

– Je suis désolé pour Katia. Je ne sais pas ce qui m’a pris… c’était la colère, la colère de voir Paulo et elle…

– Mais qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi vous me parlez de Katia ?

Le regard de Milène se suspendit dans le vide. Elle répondit, l’air absent :

– Je l’ai… je l’ai tuée. Je l’ai tuée !

– Vous l’avez tuée ?

L’espace d’une seconde, il faillit ajouter : « ce n’est pas possible ». Un certain instinct lui intima de plutôt de demander :

– Quand ça ?

– C’est un peu flou dans mon esprit, je dois l’avouer… je me suis réveillée avec l’image très claire de moi en train de…

– …d’étrangler Paulo ? compléta Mathias.

Elle tourna d’un geste son visage vers le sien.

– Comment le savez-vous ?

– Parce que j’ai exactement les mêmes souvenirs. Celui d’avoir tué ma femme, et celui d’avoir tué Paulo.

– Comment… comment…

– j’imagine que vous n’avez pas appelé le bureau ce matin pour signaler la mort de Paulo ?

– Non !

– Je n’y comprends rien…

Il fallait retourner sur les lieux. Aller chez lui et chez Paulo, essayer de trouver des indices. Des indices de quoi ? Il ne le savait même pas.

– Vous êtes venue en voiture ? demanda-t-il à Milène.

Elle acquiesça. Ils se dirigèrent vers la sortie, mais elle leur fut immédiatement bloquée par des voitures de police qui s’engouffrèrent par toutes les entrées, flottant à dix centimètres du sol à peine, gyrophares allumés.

– Mains en l’air !

Armes au poing, des agents avancèrent vers eux. Mathias avait rarement eu aussi peur dans sa vie. Les agents embarquèrent la femme de Paulo. Quelqu’un le désigna et dit :

– Hé, mais c’est pas l’autre type qu’on cherche ça ?

– Si !

Mathias fut menotté sans ménagement et jeté dans un véhicule.

Un mauvais avocat et plusieurs jours sous les verrous furent insuffisants pour tirer l’histoire au clair. La porte grillagée ne s’ouvrit face à Mathias qu’une semaine après son arrestation, après que Paulo et sa femme aient été aperçus, bien vivants, main dans la main, dans un aéroport à quelques milliers de kilomètres de là.

La police lui révéla que Milène, la femme de Paulo, avait été libérée elle aussi.

– On a retrouvé du matériel vidéo en ligne sur un des comptes de Paulo, lui dit un policier. Une mise en scène de son propre assassinat filmé à la première personne, puis de celui de votre femme. Ils pourraient vous avoir drogué, ne serait-ce qu’en vous faisant respirer quelque chose dans votre sommeil, puis vous faire visionner ça avec un casque de réalité virtuelle… même quelque chose de rudimentaire.

– Et voir ça en vidéo aura suffi à me faire croire que je les ai tués ?

– Les souvenirs sont flous mais ils sont présents ! Votre cerveau ne sait pas forcément faire la différence.

– Et après ?

– Après, votre femme a appelé votre bureau, on l’a sur les registres. Elle a parlé de la mort de Paulo pour justifier son absence. Lui a fait pareil à son travail à elle, en se faisant passer pour vous. Ah, et ils ont probablement fait visionner la même vidéo de pseudo-meurtre à la femme de Paulo. Le temps que tout ça se démêle…

– Le temps que tout ça se démêle, je l’ai passé en prison !

Les deux tourtereaux ayant chacun trompé leur conjoint avaient planifié de leur pourrir la vie une dernière fois, et de semer le chaos pour couvrir leur petite escapade. Le policier demanda :

– Vous n’avez pas idée de comment vous êtes retombé sur vos souvenirs ?

– J’ai retourné ça dans ma tête toute la semaine. Soit je l’ai mis moi-même dans du matériel en pensant qu’il serait détruit, et je suis retombé dessus par hasard… Soit j’ai fait en sorte de retomber dessus, mais le laps de temps me semble assez court… Soit Katia était encore là quand j’ai quitté la maison en laissant les cartes derrière moi, et elle aura fait en sorte qu’elles me parviennent. Enfin, pour la dernière, on ne le saura probablement jamais.

– De toute façon, maintenant, ça ne change plus rien.

Mathias récupéra ses affaires, signa quelques papiers, et put rentrer chez lui. Cette histoire était ahurissante, fatigante, traumatisante. Il pensa à évacuer ces souvenirs de son crâne une bonne fois pour toutes. Au-delà du traumatisme, il manquait toujours une carte mémoire et Mathias ne savait pas s’il parviendrait à dormir en sachant que des éléments manquaient encore pour compléter le tableau.

Le réparateur vida sa boîte aux lettres, pleine à craquer, et monta les quelques marches qui précédaient l’entrée. Il réalisait seulement que sa femme l’avait trompé et lui avait fait porter le chapeau de son propre meurtre. Quelle folie… Ce qui lui échappait complètement, c’était la raison pour laquelle Paulo et elle avaient mis en place un tel stratagème pour simplement s’en aller tous les deux. S’ils avaient vraiment voulu les piéger Milène et lui, ils ne les auraient pas accusés des mêmes meurtres ! Tout cela était conçu pour être démêlé en quelques jours.

Mathias tourna la porte d’entrée et laissa tomber le courrier sur le sol. La maison était vide du sol au plafond. Il ne restait plus rien. Il appela la banque… les comptes étaient vides.

Il n’y avait pas que dans sa mémoire que Katia avait fait le ménage.


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