Tout au long du mois de février, découvrez, au lieu de quatre nouvelles indépendantes, une seule et même histoire en quatre épisodes… jusqu’à ce que nous arrivions ensemble à la moitié du projet Horizons parallèles. Explications, impressions, bilan.

À mi-chemin

J’écris et les semaines défilent les unes après les autres. 21, 22, 23, … Je suis maintenant bien incapable de lister le titre des nouvelles publiées depuis septembre dans l’ordre.

Bientôt, le défi d’écrire 52 nouvelles en un an va connaître un tournant symbolique important : la dernière nouvelle publiée en février sera la nouvelle 26. La moitié du chemin aura été parcourue, et cela me paraît fou (complètement, et je ne cesse de le répéter).

J’ai voulu marquer le coup, autrement qu’en publiant un bilan mensuel. J’ai aussi eu envie de faire les choses autrement, de sortir un peu de mon propre cadre, devenu, après plus de 20 semaines, habituel.

Prise de rythme et goût de trop peu

Le rythme effréné d’une nouvelle par semaine a des avantages considérables : il force au laisser-aller de l’esprit car il faut écrire pour respecter les délais. Ayez la moindre chose prévue en cours de semaine, le moindre contre-temps, et c’est en une ou deux soirées qu’il vous faudra rédiger votre texte.

Le rythme apprend aussi à se faire confiance. S’il faut publier de la semaine et que dimanche, à 18:00, on n’a encore qu’un premier jet, c’est le premier jet qui sera publié. Il faut compter sur des relecteurs attentifs et précieux, bien sûr. Mais il faut aussi et surtout apprendre à compter sur soi-même, accepter que l’imperfection fasse partie intégrante du projet.

Le rythme imposé, c’est aussi l’obligation d’accepter de ne pas aller au bout des choses, parfois. Certaines nouvelles me plaisent plus que d’autres : je leur identifie un potentiel supérieur aux autres. Il y a tout simplement des idées qui valent la peine qu’on s’y attarde. Là, il faut accepter de se dire « tant pis, ce sera pour une prochaine fois, j’écrirai une nouvelle beaucoup plus longue sur ce thème plus tard ». Il en émane un goût de trop peu, et encore une fois, cela fait partie du jeu.

Au défi dans le défi

J’ai eu des morceaux d’idées, des flashes, des scènes, et j’y ai vu du potentiel. Pour étourdir ce fameux goût de trop peu, j’ai eu envie d’anticiper, de changer la donne.

Certains diront qu’on ne peut plus parler de nouvelles, et ils n’auront pas tort, j’imagine. Mais je n’envisage pas l’écriture autonome pour me sentir prisonnier de quelque carcan que ce soit (répétez cette fin de phrase très vite pour exercer votre diction).

Pour célébrer l’arrivée prochaine de la moitié d’Horizons parallèles, je vous propose quelque chose de différent. Les quatre nouvelles du mois de février, soit les publications 23 à 26, seront quatre épisodes d’une même histoire. Tout commence ici, avec Invisible.

Invisible

Invisible prend part dans la Bruxelles du futur, à deux siècles d’ici. J’ai pris beaucoup de plaisir à entamer cette histoire en quatre phases, à asseoir les décors, à laisser la réflexion mûrir à propos des personnages… L’ambiance y est différente également. Elle se veut plus imagée et noire, je l’imagine comme un décor de bande dessinée.

L’exercice d’écriture est différent, stimulant. Et d’une façon très concrète, j’ai ici l’impression de récolter le fruit des cinq derniers mois de travail sur du récit court : je ressens une amélioration de mon agilité, de la rapidité à fixer mon esprit. Il n’y a rien à faire… C’est en écrivant qu’on apprend à écrire.

Aspirer à l’inspiration

Je n’espère que peu de choses. D’abord, qu’Invisible et ses trois suites vous plaisent, qu’elles soient votre porte d’entrée dans Horizons parallèles ou pas.

Ensuite, j’aspire à atteindre cette première moitié d’année sans encombre… et parvenir à remplir la suivante au fil des semaines, sans encombres.

Serez-vous de la partie ?


Vous pouvez encourager le maintien du projet Horizons parallèles grâce à un micro-don sur Liberapay ou Tipeee. Tipeee vous permet aussi de soutenir le projet en regardant une vidéo sponsorisée (et sans dépenser d’argent). Merci !

Photo by Harishan Kobalasingam on Unsplash

Rejoindre la conversation

2 commentaires

  1. Je te souhaite encore plein de courge et d’idée pour finir cette aventure. Je t’avoue que je te decouvre avec cet article, alors du coup je suis extrêmement tenté par Invisible ! Je vais lire ca !

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :